Margaret Hamilton (1936-2026)
Margaret Hamilton s’est éteinte le 30 septembre, à 90 ans. Informaticienne américaine, elle a dirigé au MIT les équipes qui ont écrit le logiciel de bord des missions Apollo, celles qui ont emmené les premiers humains sur la Lune.

Le 20 juillet 1969, pendant la descente d’Apollo 11 vers la Lune, des alarmes s’allument : l’ordinateur de bord est surchargé. Son logiciel avait été conçu pour garder les tâches vitales et abandonner les autres. À Houston, on lui fait confiance, et l’alunissage continue.
Une autre histoire la raconte bien. Un jour, sa fille Lauren, quatre ans, joue avec le simulateur et lance par erreur, en plein vol, le programme prévu pour avant le décollage : tout plante. Margaret Hamilton propose de protéger le logiciel contre cette erreur, mais on lui refuse la correction. En 1968, pendant la mission Apollo 8, l’astronaute Jim Lovell fait exactement la même erreur. Ses corrections sont alors intégrées : prévoir les erreurs des humains fait partie du travail.
C’est elle qui a commencé à parler de « génie logiciel » (software engineering), pour que l’écriture des programmes soit reconnue comme une ingénierie à part entière. En 2016, elle a reçu la médaille présidentielle de la Liberté, la plus haute distinction civile des États-Unis.
Mardi 13 octobre, c’est l’Ada Lovelace Day, la journée des femmes en sciences et en technologie : une belle occasion de penser à elle, et à Ada Lovelace, qui a donné son nom à notre Challenge.
Source : MIT News (en anglais).